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Depuis l'Alsace, les trottinettes en libre-service de Knot partent à la conquête des villes

A Colmar, une station de 16 trottinettes attend les voyageurs et les résidents à la sortie de la gare depuis le 25 juin. La start-up strasbourgeoise Knot a noué un partenariat avec la SNCF. L’expérimentation doit durer 6 mois. Si elle s’avère concluante, d’autres stations seront installées dans la ville.


A Strasbourg, en partenariat avec le gestionnaire de parking Parcus, 40 trottinettes réparties sur 8 stations devant 8 parkings sont mises à disposition des usagers dans toute la ville depuis le 25 juillet.


Sur le modèle des vélos et voitures en libre-service, les utilisateurs peuvent emprunter une trottinette en téléchargeant l’application mobile qu’a mis au point la start-up. Il suffit de créer un compte qui permet de localiser puis de débloquer une trottinette dans une station. Le paiement s’effectue à la minute ou la journée pour un tarif très abordable : 1 € pour 30 minutes.


Expérimenté depuis octobre 2017 à Montrouge et à Saint-Denis en région parisienne, le concept fonctionne. De nouvelles stations ont récemment été installées dans ces deux villes et les partenariats ont été renouvelés avec la ville de Montrouge, la Plaine Saint-Denis et la SNCF.

 

 

 

 

Si les trottinettes ont trouvé leurs adeptes, c’est que cette forme de mobilité répond à la problématique du dernier kilomètre, comme l’explique Arthur Keller, cofondateur de Knot avec Polina Mikhaylova : « Nous sommes sur une solution complémentaire au vélo. Pour une distance de plus de 10 km, les usagers privilégient le vélo électrique, de 1 à 10 km le vélo, et de zéro à 1 km la trottinette. »

 

L’avantage de cette solution par rapport au vélo est, selon l’entrepreneur, la facilité d’utilisation. « De plus, c’est un engin très compact qui se plie et peut s’emmener dans le train, le tramway… Cela correspond aux attentes du transport multimodal. »


En outre, le code de la route français autorise les trottinettes non électriques sur les trottoirs. Les stations elles-mêmes cumulent des atouts : faible emprise au sol (1,2 m2 pour 8 trottinettes), facilité d’installation (moins de 2h), faible coût et autonomie (le fonctionnement assuré par des panneaux solaires ne nécessite aucun raccordement au réseau).


Une version électrique lancée ce mois-ci

 

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Les trottinettes répondent à la problématique du dernier kilomètre. © Knot.

 

L’ensemble du dispositif, stations, trottinettes et application mobile ont été développées par Knot. Les stations et les trottinettes sont assemblées chez un métallier bas-rhinois. Dès la création de l’entreprise en 2016, Arthur Keller, ingénieur mécanicien, s’est penché sur la conception des produits. Polina Mikhaylova a assuré la partie financière et commerciale. Et en 2017, la start-up est passée au stade d’industrialisation de ses solutions.

 

Aujourd’hui, elle emploie 10 salariés et souhaite embaucher au moins deux commerciaux afin de conclure de nouveaux contrats avec des institutions et entreprises publiques de type SNCF, RATP et démarcher les entreprises privées. De nombreuses sociétés cherchent en effet des solutions pour faciliter le transport de leurs salariés.


Pour financer ses futures embauches, Knot a lancé une levée de fonds d’1,5 million d’€ en mai dernier d’investisseurs privés en France et en Suisse. L’objectif est de boucler ce financement en octobre.

 

 

Knot poursuit son développement à vive allure. Après un chiffre d’affaires de 200 000 € en 2017, cette année, elle vise 1,5 million. Une ambition motivée par la multiplication des demandes de grandes villes comme Lyon, Lille, Paris et également à l’étranger : en Belgique, en Allemagne, au Luxembourg, en Pologne, en Espagne…

 

« N’importe quelle ville de 50.000 habitants et plus se trouve confrontée à la problématique du dernier kilomètre », affirme Arthur Keller. Et pour passer encore à une vitesse supérieure, l’entreprise strasbourgeoise lance ce mois-ci la version électrique de ses trottinettes en libre-service.

 

Limitées à 25 km/h, ces petits engins pourront rouler sur les pistes cyclables, en zone piétonne et sur les trottoirs si leur vitesse n’excède pas les 6 km/h.

 

 

Sources : traces écrites

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