Newsletter n° 184

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Mobilité durable – Peugeot électrise ses gammes

Avec les véhicules électriques comme pour l’ensemble de ses développements stratégiques, le Groupe PSA se veut pragmatique. En avril 2018, le constructeur a ainsi créé un département dédié aux véhicules à faibles émissions. Objectif : concevoir et développer des programmes d’électrification des gammes des marques du groupe en travaillant sur les véhicules et les services. « Sur ce dossier, le Groupe PSA ne cherche pas à éviter des pénalités financières en cas de non-respect des normes internationales, mais souhaite respecter une éthique et assumer sa responsabilité d’entreprise », explique Alexandre Guignard, directeur de la Business Unit Low Emission Vehicles.

Depuis début 2019 et dans le cadre de son programme Powertrain, le Groupe PSA lance chacune de ses nouveautés avec une gamme complète de motorisations : essence, diesel, 100 % électrique ou hybride rechargeable. La récente Peugeot e-208 en est l’un des tout premiers exemples et les prochains 2008, 3008, 508 et 508 SW, annoncés avant la fin de l’année et en 2020, se déclineront en électrique (2008) ou en hybride rechargeable (3008, 508 et 508 SW). Les VUL n’ont pas été oubliés avec l’arrivée de Boxer, Expert et Partner 100 % électriques, en 2020, puis en 2021.

Une expertise et un outil industriel

D’ici à 2025, soit dans un avenir très proche, toute la gamme du Groupe PSA comprendra des configurations 100 % électriques ou hybrides rechargeables. Le groupe a structuré son outil industriel pour que les processus de fabrication soient les mêmes indépendamment du type d’énergie. En passant d’un véhicule thermique à son équivalent électrique sans adaptation spécifique, le constructeur anticipe l’évolution du marché, avec à la clé des économies d’échelle et un coût maîtrisé. Une douzaine d’usine du groupe est déjà configurée sur ce modèle.

Motoriste reconnu à travers le monde pour ses blocs essence et diesel, le Groupe PSA s’est doté d’un savoir-faire équivalent sur les moteurs 100 % électriques et hybrides rechargeables. Une joint-venture a été mise en place avec NIDEC pour renforcer cette expertise et assurer l’indépendance du Groupe PSA.

Peugeot 508 SW Plug-In-Hybrid
Peugeot 508 SW Plug-In-Hybrid

DEUX PLATES-FORMES DANS LE COURANT

Au sein du Groupe PSA, le département dédié aux véhicules à faibles émissions (BU VU) pilote le développement des chaînes de traction électrifiées, ainsi que celui de l’électrification des plates-formes multi-énergies CMP (Common Modular Platform) et EMP2 (Efficient Modular Platform). La première permet de proposer des moteurs thermiques et 100 % électriques pour un même véhicule des segments A, B et C, quand la seconde offre la possibilité de choisir une version thermique ou hybride rechargeable dans les segments C et D. « Le groupe a opté pour ces deux types de plates-formes il y a plusieurs années. Avec cette stratégie, nous sommes prêts pour l’offensive », explique Alexandre Guignard, directeur de ce département.

Développés sur la plate-forme EMP2, les hybrides rechargeables affichent des émissions de CO2 nettement inférieures au seuil des 50 g/km en WLTP. Autre avantage, ils peuvent rouler 50 km en mode 100 % électrique et sans rejet. Ces modèles peuvent aussi circuler dans les villes où des restrictions de circulation ont été mises en place. En outre, leurs moteurs électriques s’installent sur les trains avant et/ou arrière pour obtenir des configurations en 4×2 ou en 4×4 avec 300 ch de puissance et une vivacité incomparable. Enfin, avec la plate-forme CMP, la configuration électrique est capable d’afficher 320 à 340 km d’autonomie avec un moteur de 100 kW (136 ch) et la possibilité de récupérer 80 % de la charge en une demi-heure sur une borne rapide.

Un TCO favorable à l’électrique

Pour le client, le choix entre thermique et électrique se fera en toute transparence et sans compromis sur les prestations et les performances. Car avec les modèles 100 % électriques dotés d’un rayon d’action jusqu’à 340 km, l’autonomie ne constitue plus un frein. Le constructeur a aussi levé les objections sur la recharge avec une gamme complète de services (voir l’encadré ci-dessus). Autre critique, l’électrique affiche un coût plus élevé. En terme de prix d’achat et avec une batterie qui pèse 40 % de la facture, l’argument est recevable. « Mais le TCO complet de l’électrique est proche de celui du thermique, voire équivalent », précise Alexandre Guignard. Bref, les obstacles tombent les uns après les autres.

« Selon les prévisions marché, les ventes mondiales de véhicules à faibles émissions devraient être multipliées par dix d’ici à 2025, souligne Alexandre Guignard. Le changement va être brutal avec une forte accélération dans les années à venir. » Avec neuf véhicules à faibles émissions commercialisés ou en cours de commercialisation, avec ses plates-formes multi-énergies et les investissements réalisés, le Groupe PSA est en ordre de marche pour jouer un rôle moteur dans cette transition (voir l’encadré ci-contre). Les entreprises figurent au cœur de cette révolution car cette clientèle occupe une place prépondérante sur les segments B et C où elle manifeste une forte attente pour des modèles électrifiés, sans oublier les utilitaires. Et avec le seuil de 10 % d’achats de véhicules propres en 2020, fixé par l’État aux entreprises ayant plus de 100 véhicules en parc, la loi d’orientation des mobilités (LOM) conforte le Groupe PSA dans sa stratégie.

 

Sources : www.flotauto.com

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