Newsletter n° 186

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1 Français sur 2 prêt à passer à l’électrique ou l’hybride sous 10 ans

Objectif

Prévu pour être reconduit chaque année, le baromètre vise à « comprendre les besoins des citoyens, dans leur diversité, en matière de mobilité durable et inclusive ; Evaluer leur capacité à se déplacer et à faire évoluer leurs pratiques pour réduire leur empreinte environnementale, en fonction de l’offre et de l’accessibilité ; Etudier l’adéquation de l’offre avec les besoins exprimés ; Evaluer le non-accès à la mobilité, et les difficultés rencontrées pour passer à une mobilité durable, en analyser les causes et conséquences sur la vie quotidienne (renoncements) ; Etablir des préconisations à partir des résultats et tendances observés chaque année ; Evaluer la capacité à réussir une transition écologique, sociale et solidaire ».

Modes de transport principaux des Français

Pour 72% des Français, la voiture individuelle reste le mode de transport principal (13% en mode occasionnel). Avec des écarts importants, 90% des ménages disposent d’au moins « un véhicule automobile » : ils sont cependant 98% dans les communes à l’écart des aires urbaines, 78% dans le cœur des grandes métropoles, et 40% à Paris intra-muros. Sont également cités comme mode principal de déplacement : marche pour rejoindre les transports (23%), marche exclusive (21%), transports collectifs urbains (17%) + régionaux (5%), vélo classique personnel (5%) + VAE personnel (1,1%) + vélopartage (0,7%), autre deux-roues motorisé personnel (3%) + scooters en libre-service (0,3%), covoiturage (1,3%), TGV (1,2%), taxi et VTC (0,7%), trottinettes électriques (0,4%), autopartage (0,4%).

Les voitures possédées

Les foyers sont 88% à être équipés de véhicules essence ou diesel, mais 4,2% disposent d’un modèle hybride ou électrique. Ces derniers sont davantage présents dans les grandes villes. Lié directement aux revenus des ménages : « 31% des automobilistes roulent avec un véhicule mis en circulation depuis plus de 10 ans ». Contre toute attente, « l’usage de la voiture tend à augmenter » encore. Les personnes interrogées sont 32% à estimer avoir procédé ainsi depuis 2 ans (de 26% dans les communes densément peuplées à 39% dans celles les moins denses), contre 22% qui pensent avoir diminué le recours à la voiture. Raisons évoqués pour justifier l’augmentation : recherche d’efficacité, de confort, de sécurité, et disparition d’anciennes solutions de mobilité.

La peur des transports en commun

La hausse de l’usage des véhicules motorisés personnels va de pair avec une baisse de celui des transports collectifs régionaux. Selon le baromètre de la FNH, ce sont surtout les plus jeunes du panel (28% des 18-24 ans) qui éprouvent de l’appréhension à prendre les transports en commun, notamment dans les communes les plus densément peuplées. Leurs craintes : se perdre, avoir un accident, faire une mauvaise rencontre.

Conscience environnementale

L’enquête de la fondation met en avant que « 89% des Français se disent préoccupés par la situation environnementale ». Ils sont 52% à penser qu’il est urgent d’agir, mais 27% à être persuadés que c’est trop tard. « Si 45% des Français considèrent que les déplacements en général contribuent beaucoup à la dégradation de l’environnement, ils ne sont plus que 10% lorsqu’il s’agit d’évaluer la contribution de leurs propres déplacements », constatent les enquêteurs. Ils modèrent en soulignant que ceux qui utilisent une voiture personnelle sont les plus enclins à reconnaître l’impact de leurs pratiques de mobilité.

Fin des carburants fossiles en 2040

« Sans abandonner complètement la voiture, les Français se montrent disposés à sortir des carburants fossiles : 59% des personnes interrogées considèrent comme une bonne chose l’interdiction de la vente des véhicules à énergie fossile à horizon 2040 », se réjouit la FNH. Et c’est dans les communes les plus denses, qu’elles soient de petites ou grandes tailles, que cette mesure est la mieux accueillie. Les sondés sont 38%, majoritairement les plus de 55 ans qui entrevoient leur passage à la retraite, à assurer s’apprêter à réduire l’usage quotidien de leur voiture. Des efforts qui semblent s’annuler par les 32% du panel qui estiment qu’à l’inverse ils vont intensifier leur recours à la voiture personnelle.

Des véhicules moins polluants

Un dispositif du type prime à la conversion, permettant de diminuer le prix d’achat d’un modèle moins polluant de 10 à 50%, déciderait entre 38% et 66% des automobilistes à passer à l’acte. Avec ou sans cette aide, 1 Français sur 2 serait prêt à passer à l’électrique ou à l’hybride sous 10 ans. Ce qui bloque encore : un prix d’achat trop élevé et la difficulté d’accès à une borne de recharge en dehors de leur domicile. A l’opposé, 32% des sondés se disent sceptiques quant à l’intérêt écologique des véhicules électriques. Ce qu’ils justifient par « le caractère polluant des composants nécessaires à leur construction et leur impact sur la consommation électrique ». La FNH déplore : « Ce scepticisme alimente une défiance vis à vis de la politique de conversion massive à l’électrique, mais également une certaine sous-estimation des impacts réels des déplacements des particuliers sur l’environnement et le climat en particulier ».

Innovations espérées

Pour la fondation, le report vers les véhicules électriques exige d’améliorer leur bilan environnemental. Et ceci de diverses façons : « usages partagés, facilité de recharge, électricité d’origine renouvelable, batteries peu impactantes, filières responsables... ».

 

Sources : Avem

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